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A lire, à voir, à écouter 2014

Alice Munro / Margaret Atwood

Par Marie, décembre 2014


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Alice Munro / Margaret Atwood


Ces deux femmes nées au Canada dans les années 30 sont reconnues comme des auteures majeures du XXème siècle .

Leur oeuvre est traduite dans le monde entier. Toutes deux ont commencé à écrire à l'adolescence. Mariées puis divorcées, elles ont des filles.

Alice Munro, prix Nobel de littérature en 2013, est une grande nouvelliste. Elle raconte avec ironie et insolence les itinéraires cabossés de « petites gens » dont elle réhabilite la beauté des sentiments grâce à son écriture « au scalpel »qui déstabilise et fait mouche.

Un thème récurrent dans son œuvre : le moment de rupture dans la vie de femmes qui cherchent à fuir pour essayer de se retrouver.

Margaret Atwood est poétesse et romancière. Féministe, elle s'est aussi manifestée publiquement en faveur de l'autonomie du Québec.

Son œuvre balaie plusieurs genres littéraires, de la poésie à la science-fiction, en passant par le roman ou la nouvelle. Son roman le plus connu « La servante écarlate », paru en 2005 met en scène une femme, Defred, qui a grandi dans un monde libre dans lequel l'amour n'était pas encore puni de mort, C'était avant les intégristes, avant que l'on n'instrumentalise le corps des femmes pour lutter contre la dénatalité galopante.

Vous trouverez leurs livres dans votre médiathèque préférée, en attendant d'en savourer des extraits lus par la Compagnie des 7 familles le jeudi 4 décembre à 20h.

C'est bébé qui commande / Marla Frazee

Par Audrey, novembre 2014


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 C’est bébé qui commande, de Marla Frazee – Père Castor

 

A la maison c’est Bébé qui fait la loi : il organise des réunions à toute heure du jour et de la nuit et a des exigences… beaucoup d’exigences. Il impose une cadence d’enfer à ses deux « employés ». Il veut tout, tout de suite et n’hésite pas à piquer de grosses colères pour se faire entendre. Jusqu’au jour où ses parents, exténués et démunis se mettent en grève…

Marla Frazee établit un parallèle intéressant entre le monde impitoyable de l’entreprise et l’arrivée d’un bébé dans le couple. Ce dernier, représenté en PDG avec grenouillère cravate se montre inflexible et tyrannique. Car au fond, un bébé c’est un peu ça : c’est lui qui décide des horaires et impose son rythme. Les illustrations savoureuses, drôles et expressives viennent appuyer un texte à deux degrés de lecture : pour les parents, afin de leur permettre de dédramatiser cette période de grands bouleversements, et enfin pour les enfants qui seront incités à réfléchir à leur comportement dans la famille.

Ce titre fait partie d'une sélection d'albums consacrée au quotidien du tout-petit, réalisée en concertation avec les partenaires de la petite enfance (assistantes maternelles, auxiliaires de puériculture, éducatrices de jeunes enfants). Vous pourrez la découvrir à la médiathèque et dans les structures petite enfance de la ville à partir de la fin du mois de novembre.

 

La Licorne Captive / Daniel Lavoie

Par Fabrice, octobre 2014


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Daniel Lavoie et Laurent Guardo, La Licorne captive, Les productions Diavolo (dist. Harmonia Mundi, 2014)

 

Le chanteur canadien Daniel Lavoie, surtout connu en France pour quelques tubes romantiques où son timbre voilé fit autrefois merveille (Ils s’aiment) et pour sa participation à des comédies musicales à succès (Notre Dame de Paris) revient avec un album-concept exceptionnel, qui selon ses propres mots lui a été « offert comme un cadeau » par le musicien Laurent Guardo. Celui-ci a travaillé plus de dix ans sur cette Licorne captive (la chanson-titre est inspirée de la fameuse tapisserie du XVe siècle, La Chasse à la licorne), envoutante collection de contes fantastiques surgis de l’antiquité ou du moyen-âge. Le choix d’utiliser des instruments baroques (viole de gambe, viole d’amour, archiluth… mais aussi tablas et gongs tibétains) n’est pas pour rien dans le charme et la douceur quelque peu vénéneuse du voyage. On ferme les yeux, on écoute la tragique histoire d’Icare, ou celle d’Ophélie (deux textes sont des poèmes de Rimbaud : Ophélie et le Bal des pendus), et l’on en est ému comme si cette poésie et cet imaginaire du fond des âges se réinventaient au présent, frais et vibrants comme le jour – sortilège qui est l’apanage ordinaire du conteur. À présent, le cadeau est pour nous.

De l'art de mal s'habiller sans le savoir / Marc Beaugé

Par Audrey, septembre 2014


Voir l'image en grandDe l'art de mal s'habiller sans le savoir, Marc Beaugé, Points, 2014

 

Déjà la rentrée et avec, l'occasion de renouveler sa garde-robe. Alors mesdames si vous n'en pouvez plus de voir votre conjoint nouer son pull sur ses épaules, de mettre un jean blanc ou encore de porter un slip de bain à la plage, offrez-lui cet ouvrage hilarant.

L'auteur, journaliste, s'est attaché à décrypter les phénomènes de mode, épinglant sans pitié les tics vestimentaires de ceux qui se croient bien habillés. Tous les comportements sont classés en trois catégories : Trop à la mode, trop maniéré ou encore trop ringard. Car personne n'est à l'abri du faux pas, pas même vous mesdames (voir porter une cravate quand on est une femme ou porter son sac à main au pli du coude). La faute de goût se nourrit aussi bien de l'excès de tendance, de recherche que de l'excès de je m'en foutisme.

Mais ce livre n'a pas pour seul objectif de pointer vos tics vestimentaires. Car derrière chaque vêtement et son usage, on trouve une histoire, un fait, historique ou sociologique. Ainsi avec le temps, nous avons pu voir changer le statut du débardeur, qui de vêtement d’intérieur est devenu un vêtement du dehors, grâce au cinéma américain notamment (Marlon Brando dans Un tramway nommé désir...).

Rédigées dans un style caustique et décalé, ces chroniques, illustrées sont à découvrir, et pourquoi pas à offrir, histoire de faire passer quelques conseils.

Salade russe aux noix de Grenoble / Christophe Chaplais

Par Céline, juillet-août 2014

 

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Collection Enquêtes et Suspense, éditions Alain Bargain

 

Pour cet été, coup de projecteur sur la collection de romans policiers Enquêtes et suspense aux éditions Alain Bargain. La médiathèque possède dix de ces ouvrages dont les intrigues se déroulent pour l'essentiel entre Bretagne et Isère. Nous irons donc nous promener au Croisic, à Chinon, dans le Trièves, dans le Royans ou bien encore à Grenoble. On se met plus facilement dans la peau des personnages quand on reconnaît le paysage, vous ne croyez-pas ?

Plusieurs auteurs ont mis leur talent à contribution. Citons par exemple Christophe Chaplais, inventeur d'un truculent héros nommé Arsène Barbaluc. Inspecteur pour le guide Le gastronome français, il nous entraîne dans des enquêtes où la bonne chère est aussi importante que la découverte de l'assassin, c'est en tout cas ce qu'il nous dit dans Salade russe aux noix de Grenoble : « Si tu n'as pas pas tous les ingrédients, ni les bonnes proportions, cela ne fonctionne pas. » Rien à ajouter, tout est là pour résoudre le mystère...

Loin des pavés de l'édition actuelle, ces polars aux dimensions raisonnables se glissent facilement dans une valise pour une agréable lecture sur un transat à la plage ou au bord d'une piscine. Vivement les vacances !

 

A découvrir aussi du même auteur :

Addition salée au Croisic ; Le Calisson jusqu'à la lie ; La Face cachée des étoiles ; Farz aux herbes de Portsall ; Fourchette mortelle à Chinon ; Pâté de corbeaux aux amandes amères

 

D'autres auteurs dans Enquêtes et suspense :

Christophe Gontard : Dernière dans en Trièves ; Alex Nicol : Mise en Bière à Sainte-Marine ; Sylvain Pettinotti : Réactions en chaîne en Isère

Les Somnambules / Christopher Clark

Par Vincent, juin 2014

 

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Les Somnambules. Eté 1914 : comment l'Europe a marché vers la guerre, de Christopher Clark, Flammarion, 2014

 

La Grande Guerre fut sans nul doute la plus épouvantable boucherie militaire de l'Histoire, nous en sommes bien conscients... Mais, cent ans après le début du conflit, alors que l'on s'apprête à commémorer ce terrible anniversaire, les raisons qui ont conduit à son déclenchement peuvent légitimement nous sembler obscures.

Heureusement l'historien australien Christopher Clark éclaire pour nous les coulisses du drame, dans une analyse passionnante qui met en scène avec brio les principaux protagonistes européens (serbes, autrichiens, russes, britanniques, allemands, français, ottomans...). Il fait surgir devant nous, médusés, un grand ballet surréaliste fait de stratégies diplomatiques improbables et contradictoires, de rivalités individuelles et de cynisme, de tensions nationalistes, d'expansionnisme colonial... Tout cela dépassant largement des individus entrainés, tels des somnambules, dans une étrange fuite en avant.

Mais tout aurait pu se passer autrement. L'Europe portait en elle d'autres avenirs possibles ! Un mois avant l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, le 28 juin 1914 à Sarajevo, personne n'aurait pu prédire un conflit généralisé d'une telle ampleur.

Malgré tout, trente-sept jours plus tard, le monde bascule. La guerre qui débute mobilisera 65 millions de soldats, fera 20 millions de morts et autant de blessés. Elle emportera trois empires et, à peine achevée, portera en elle les germes de la Seconde Guerre mondiale.

Cendrillon / Jean-Jacques Fdida

Par Nathalie, mai 2014

 

Voir l'image en grandLa collection Contes du temps d'avant Perrault, dirigée par Jean-Jacques Fdida aux éditions Didier jeunesse

 

 Quatre titres parus :

- Le Petit Chaperon rouge ou La Petite Fille aux habits de fer-blanc, illustré par Régis Lejonc

- La Barbe bleue ou Conte de l'Oiseau d'Ourdi, illustré par Claude Cachin

- La Belle au bois dormant ou Songe de la vive ensommeillée, illustré par Delphine Jacquot

- Cendrillon ou la Belle au soulier d'or, illustré par Delphine Jacquot

 

Depuis quelques années Jean-Jacques Fdida accomplit une œuvre remarquable et remarquée en éditant cette collection de contes, sous une forme qui va chercher dans les versions orales tous les motifs les plus beaux et les plus étonnants.

Il dépoussière ainsi les contes de Perrault pour mieux en révéler saveur et face cachée : des contes que l’on croit connaître, mais que l’on redécouvre de façon originale !

Ainsi, le dernier-né de la collection présente une Cendrillon, parente de Peau d'âne, qui doit subir la perte de sa prodigue vachette pour satisfaire aux exigences de sa marâtre.

La magie continuera cependant à opérer... Point de marraine ici, mais un arbre merveilleux pour dispenser à Cendrillon ses plus beaux atours, dont le fameux soulier d'or qui permettra les retrouvailles avec le Prince.

Illustrations, mise en page et typographie particulièrement soignées rehaussent le merveilleux de ces récits et invitent à la lecture les enfants comme les plus grands...

La dernière fugitive / Tracy Chevalier

Par Marie, avril 2014

 

Voir l'image en grandLa dernière fugitive, Prodigieuses créatures, écrits par Tracy Chevalier, éditions Quai Voltaire, 2013 et 2010

 

 Ce mois-ci, coup de cœur pour les 2 derniers romans d'une auteure américaine : Tracy Chevalier, éditée chez Quai Voltaire

Dans Prodigieuses créatures (2010), une jeune villageoise inculte et une célibataire désargentée se rencontrent sur les plages du Dorset, partageant une même passion pour la chasse aux fossiles.

Lorsque Mary découvre son premier dinosaure, les théories de Darwin ne sont pas d'actualité. Qu'importe : armées de pioches et de marteaux, mains dans l'eau glacée, pieds dans la glaise, moquées et spoliées par des collectionneurs obtus, les deux femmes bravent les préjugés et les interdits de leur époque.

A partir de ce sujet original et véridique, Tracy Chevalier brosse le tableau sans concessions du monde scientifique machiste du milieu du XIXème siècle.

 

Dans La dernière fugitive (2013), une jeune quaker, Honor, abandonnée par son fiancé, décide, en 1850, d'émigrer avec sa sœur Grâce, fiancée à un fermier installé en Ohio.

Mais Grâce meurt de la fièvre jaune sitôt arrivée, et Honor devra affronter seule la brutalité et le rigorisme mêlés d'un pays encore esclavagiste...

Portrait intime de l'éclosion d'une jeune femme, témoignage précieux sur les habitudes de deux communautés méconnues – les quakers et les esclaves en fuite –ce roman plein d'émotion retenue démontre une nouvelle fois le talent de portraitiste de l'auteure de La jeune fille à la perle.

Qu'est-ce qui mijote dans ma marmite à mots ?/Célia Galice et Emmanuelle Leroyer

 Par Marie-cécile, mars 2014

 

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Qu'est-ce qui mijote dans ma marmite à mots ? : Une anthologie de poèmes choisis par Célia Galice et Emmanuelle Leroyer, illustrée par Amélie Falière, préface  Jacques Roubaud. 

Editions Bayard jeunesse, 2013

 

Dans la collection « Demande aux poèmes ! Des réponses en poésie », ce recueil nous offre une sélection  autour de la nourriture. Sur la couverture, une belle marmite ronde, rouge d’où s’échappent  carotte, navet, tomate mêlés aux mots, comme un avant-goût du menu qui attend le lecteur. C’est Jacques Roubaud qui ouvre le bal par « le menu de l’écolier », puis plus loin « Le navet » d’Hervé Prudon ,  « Je n’avais qu’un navet nous n’avions qu’un avion… »,  et encore « J’ai trempé mon doigt dans la confiture » de René de Obaldia. Suivent des poèmes de Bernard Friot, Raymond Queneau, Pierre Coran, Apollinaire, Pablo Neruda, Paul Vincensini…, un choix de poètes d’hier et d’aujourd’hui  mis en valeur par des illustrations simples, colorées, toutes en rondeur.  Ces textes, tour à tour insolites, drôles, ludiques ou graves mais toujours accessibles,  sont une invitation à jouer avec les mots et nous offrent quelques recettes simples  pour la fabrication des poèmes.  Des textes pour tous les appétits à consommer sans modération !

La vie share / Anne-Sophie Novel

 Par Audrey, février 2014

 

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La vie share : mode d'emploi
Consommation, partage et modes de vie collaboratifs


Troc, covoiturage, locations de chambres chez l'habitant ou encore partage de musique sur Internet. Autant d'initiatives qui vous sont familières, mises en pratiques par vous-même ou vos proches. «Blablacar», «Le Bon coin», «Ebay» : ces sites, très populaires, font maintenant partie des usages courants.

Avec le développement d'Internet et la baisse du pouvoir d'achat, la société a connu une profonde évolution des modes de vie et une nouvelle économie a vu le jour, fondée sur la notion de partage (to share : partager). C'est la consommation collaborative. Elle propose soit des initiatives qui relèvent de l'économie de partage, c'est à dire que l'on partage un bien. Par exemple, le site lamachineduvoisin,fr référence 2500 machines à laver mises à disposition. D'autres initiatives, elles, participent de l'économie collaborative, c'est à dire que l'on partage une expérience, un service ou un lien. Ainsi le site couchsurfing.org permet aux voyageurs du monde entier de voyager les uns chez les autres.

Ce mouvement a vu le jour au début des années 2000 et connaît en France un essor phénoménal depuis 2010. Né en temps de crises économiques, écologiques, sociales et culturelles, c'est tout un mode de vie qui se réinvente, privilégiant l'usage sur la possession : logement, place de parking, jardin, voiture, objets divers restent inutilisés la majeure partie du temps. Pourquoi ne pas plutôt les prêter ou les louer ? Le sentiment de propriété est ainsi relégué aux oubliettes.

Ce mode de vie collaboratif permet d'envisager une économie centrée sur l'humain, plus ouverte, plus respectueuse des ressources. Il contribue au développement d'un lien social en mettant en relation une large communauté d'usagers, tout en respectant l'environnement.

Anne-Sophie Novel a ainsi recensé et testé plus de 300 sites Web, en les classant par type de dépenses (logement, tourisme, alimentation...). Elle interroge également les effets de cette économie sur les modèles économiques traditionnels.

Alexandre Astier / Que ma joie demeure !

 Par Fabrice, janvier 2014

 

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Alexandre Astier, « Que ma joie demeure ! », DVD éd. Regular (dist. Universal), 2012

 

 L'austère Jean-Sébastien Bach (1685-1750), monumental compositeur, inépuisable matrice autour de laquelle gravite toute l'histoire de la musique classique occidentale, ne passe pas particulièrement pour un rigolo. Alexandre Astier, comédien et réalisateur, parvenu à la célébrité grâce à la série télévisée Kaamelott, si. Leur rencontre est inattendue ! Pourtant Astier n'est pas seulement un acteur désopilant, héritier de Louis de Funès, et un auteur burlesque finaud. Il est également musicien - les musiques de Kaamelott, c'était lui aussi. Il nourrit de longue date une passion pour l'auguste « cantor » de Leipzig. L'idée lui est venue de revêtir le costume et la perruque du maître pour un one man show, ou pour mieux dire une master class mi-sérieuse mi-parodique, incarnation bien sûr infidèle mais très affectueuse. Astier parle, professe, râle, s'enivre, joue du clavecin et de la viole de gambe... Il vulgarise, au meilleur sens du terme, la musique de Bach au prétexte d'une conférence, parfois hilarante et parfois émouvante. Les aspects tragiques de la vie de Bach, qui eut vingt enfants, dont dix morts en bas âge et quatre futurs compositeurs, ne sont pas occultés, pas plus que la trivialité (les querelles avec ses commanditaires, ou avec ses élèves, qui lui valurent de faire un peu de prison), mais le fil du récit revient toujours à la lumière, au sublime, à la musique. Le DVD qui a capté ce spectacle est accompagné d'un livre fort instructif, signé Gilles Cantagrel, sommité es-Bach, garantie irréprochable, quoiqu'amusée, de sérieux musicologique.

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