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A lire, à voir, à écouter 2013

Manga kamishibaï / P.Nash

Par Nathalie, décembre 2013


  Voir l'image en grandManga kamishibaï : du théâtre de papier à la BD japonaise, d'Eric P. Nash – Editions de La Martinière


Années 30, au Japon, au coin d'une rue, un homme arrive sur son vélo sur lequel est accroché un curieux petit théâtre de bois... Il s'installe, vend bonbons et friandises aux enfants qui l'attendent... Une fois le petit groupe constitué, l'homme ouvre son castelet et l'histoire commence, narrée par le kamishibaiya (= conteur) au fil des illustrations sur papier qu'il fait défiler dans son butai (= scène miniature).

La tradition du kamishibai a perduré dans la société japonaise jusqu'à l'avènement de la télévision en 1953, le petit écran étant même surnommé à son appartion denki kamishibai (= théâtre de papier électrique).

On estime ainsi, qu'à son apogée, dans le Japon d'après-guerre, le kamishibai faisait chaque jour le bonheur de plus de cinq millions de personnes, enfants et adultes confondus.

Car les kamishibaiya s'adressaient à tous ; ils présentaient généralement trois contes à la suite : une histoire amusante avec des personnages comiques, un mélodrame “pour les filles” (= shojo) et un aventure ou une épopée “pour les garçons” (= shonen)

Des catégories que l'on retouve aujourd'hui dans les mangas, qui, comme les films d'animation japonais, sont en grande partie issus de l'univers des kamishibais.

Cet ouvrage, magnifiquement illustré de planches d'époque, retrace l'histoire de cet art traditionnel et ses parentés actuelles. Les manga-ka n'ont donc rien inventé : si médium a changé, les sources d'inspiration restent les mêmes !

Notre Dame du Nil / Scholastique Mukasonga

Par Claudie, Novembre 2013

Notre-Dame du Nil, par Scholastique Mukasonga – Gallimard (collection Continents noir)

 

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Le collectif des associations de solidarité internationale du canton a choisi le thème des discriminations pour la Semaine de la solidarité Internationale qui aura lieu du 16 au 24 novembre.

 

La discrimination, Veronica et Virginia, la connaissent bien puisqu'elles sont les 2 seules tutsi parmi les 20 élèves de Notre-Dame du Nil à cause du quota qui limite à 10% les élèves tutsi dans ce Rwanda d'avant le génocide de 1994.

 

Notre-Dame du Nil est un lycée perché à 2500m d'altitude près des sources du Nil, où sont formées les jeunes filles de bonne famille destinées à devenir l'élite féminine du pays.

Bien qu'isolé, c'est un microcosme de la société rwandaise et les évènements qui ont lieu dans le pays y trouvent un écho. Ainsi quand commence la chasse aux fonctionnaires et étudiants tutsi à Kigali, Veronica et Virginia, qui n'ont pas oublié ce qu'ont déjà subi leur famille en 1959 et 1963, vont chercher à fuir.

 

Scholastique Mukasonga, rescapée du massacre des Tutsi , a trouvé l'apaisement dans l'écriture.

Après trois livres de nouvelles et récits, « Notre-Dame du Nil » est son premier roman. Il a a reçu le prix Renaudot, en 2012. D'une plume qui sait manier retenue, pudeur et ironie, elle a su restituer dans ce récit bouleversant le climat de haine qui a conduit au génocide.

 

Un papillon sauvage / Joëlle Ecormier

Par Marie, octobre 2013

 

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Un papillon sauvage, de Joëlle Ecormier. Océan Éditions, 2012 (coll. Océan fiction ados)

 

La petite ville de Galforquin est laide et ennuyeuse à mourir. Pour y survivre, Miky, un garçon à l'esprit rebelle, ne trouve pas d'autre moyen que de faire les quatre cents coups. Menacé une énième fois d'exclusion du collège, sa mère le contraint à passer tout l'été à la bibliothèque municipale sous la surveillance de Foinsec, la redoutable bibliothécaire. Contre toute attente, il va y faire une rencontre extraordinaire qui orientera toute sa vie.

Quelques dizaines d'années plus tard, Micky est désormais pensionnaire à la maison de retraite «Les  Papillons ». Un jour, une anecdote du foyer dissipe le brouillard de ses pensées et le pousse à fuir « le peuple des vieux » dans lequel il sommeillait, pour revivre l’été de ses quatorze ans. Revenu dans cette même bibliothèque pour y chercher un dernier secret, le vieil homme qu'il est devenu se souvient de l'été de ses quatorze ans.

Un très bon moment de lecture pour tous les âges, dans lequel les souvenirs du vieil homme et le présent de l'adolescent révolté alternent jusqu'au dénouement à la fois étonnant et apaisé.

Petite Poucette / Michel Serres & Des livres et des écrans / Serge Tisseron

Par Françoise, septembre 2013


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Petite Poucette / Michel Serres 84 p – Le Pommier 2012 &
Des livres et des écrans : Plaidoyer pour une indispensable complémentarité / Serge Tisseron 50 p –Manucius 2013

 

Livres et écrans nous sont bien familiers, mais que savons-nous au juste de notre goût du savoir, de la lecture ?

Des trois révolutions qu'a connues notre civilisation occidentale : le passage de l'oral à l'écrit qui a vu naître l'invention de la pédagogie à l'Antiquité, puis l'imprimerie et aujourd'hui  le numérique, ces deux auteurs questionnent, les profonds bouleversements opérés dans la relation aux savoirs, aux apprentissages, dans le fonctionnement psychique et dans la révolution des liens et de la sociabilité.

Serge Tisseron nous rappelle qu'une grande différence existe entre les jeunes et les adultes : c'est le temps libre, les premiers en ont, ce qui leur permet d'apprendre par tâtonnement.

"Il est essentiel de comprendre qu'un jeune enfant a d'abord besoin de bras pour le tenir et d'espace où jouer avec des objets qu'il manipule...Quant aux repères temporels, ce sont les livres d'images et les histoires racontées qui y contribuent le mieux. C'est seulement dans un second temps qu'un jeune enfant pourra tirer bénéfice des écrans...c'est-à-dire sa capacité de faire face à l'imprévu."

Et c'est l'aventure de Petite Poucette ainsi appelée "pour sa capacité à envoyer des SMS avec son pouce", contée par Michel Serres...

 

Une guerre de génies et de lâches / Barouk Salamé

Par Claudie, juillet-août 2013


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Une guerre de héros de génies et de lâches par Barouk Salamé aux éditions Rivages


« La révolution est semée par des génies, arrosée par le sang des héros et moissonnée par des lâches» nous dit un des personnages du roman à propos de la guerre de libération algérienne.

Barouk Salamé est le pseudonyme d'un auteur franco-algérien de romans policiers érudits.

Il revient sur l'enfance d'un personnage de ses deux premiers romans : Serge Sertafy, l'enquêteur du « Testament syriaque » et d' «Arabian Thriller ».

En 1962, Serjoun vit encore en Algérie dans une grande famille juive d'Oran engagée dans la lutte pour l'indépendance.

Il vivra de près toute l'horreur d'un conflit colonial, mais aussi des guerres intestines entre les différents mouvements indépendantistes qui vont décimer les nationalistes algériens. Il croisera des héros, des génies et des lâches, parfois dans sa propre famille.

Barouk Salamé revendique une part d'autobiographie dans ce livre (il est né en plein milieu de la guerre d'Algérie de parents qui militaient pour le FLN). C'est peut-être ce qui lui permet de prendre ses distances avec l'histoire officielle construite par les vainqueurs et de mettre à mal le mythe de l'unité algérienne.

C'est l'Histoire (avec un grand H) qui a inspiré ce roman mais, n'ayez crainte, il se lit comme un thriller !

Emile / Vincent Cuvellier

Par Marie-Cécile, juin 2013


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Emile, Vincent Cuvellier et Ronan Badel, éditions Giboulées

Connaissez-vous Émile ? Non ? Pas encore ? Alors précipitez-vous, vous ne vous ennuierez pas!

Émile est un petit gars décidé à qui rien n'est impossible. Émile veut... c'est comme ça et pas autrement ! Nouveau héros d'une série d'albums qui compte aujourd'hui 5 titres, il a été imaginé par Vincent Cuvellier et dessiné par Ronan Badel. Petit garçon attachant et espiègle, Émile a des idées farfelues. Jugez plutôt : dans le premier volume, il veut une chauve-souris. Ses parents ont beau lui expliquer que ce n'est pas possible, Émile n'en démord pas : il VEUT une chauve-souris ! "Et pourquoi d'abord ce ne serait pas possible ? Hein pourquoi ?" s'obstine-t-il. Et malgré tous les arguments avancés par ses parents, Émile insiste. Alors quand il se rend compte que finalement, ce sera compliqué d'avoir une chauve-souris comme animal de compagnie, il dit OK ! De toute façon, il a une meilleure idée... Et il a TOUJOURS une meilleure idée tout aussi décoiffante. Dans le deuxième titre, Émile est invisible, c'est la solution qu'il a trouvé pour échapper aux endives au jambon prévues pour le repas. Mais cela ne s'avère pas si facile de disparaître avant midi... Vous pourrez lire aussi Émile fait la fête : notre héros est encore déchaîné ce soir et il a décidé de faire la fête. Il veut fêter son anniversaire (qui n'est que dans 6 mois)... Dans le dernier titre, Émile veut un plâtre mais ne veut pas se faire mal (encore une situation qui parlera aux parents !). Prochainement dans nos collections, le dernier paru : Émile se déguise. Ces petites histoires de la vie quotidienne, rythmées et hautes en couleurs sont aussi bourrées d'humour. A lire et à partager à partir de 4 ans.



Le dragons d'étoiles /Jean-Jacques Fdida

Par Nathalie, mai 2013


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Le dragon d'étoiles : un conte tzigane, écrit par Jean-Jacques Fdida et illustré par Régis Lejonc – éditions Didier

Jean-Jacques Fdida est né à Belleville en 1963, au carrefour de différentes langues, couleurs, et traditions du monde. Depuis, son goût des différences et des mélanges n’a jamais cessé de nourrir son travail de création.

Conteur sur scène (souvent invité au Festival des Arts du Récit) et sur le papier (plusieurs de ces textes se trouvent à la Médiathèque), il nous emmène ici sur les traces de Ianos.

Décidé à ramener la lumière sur la Terre, ce jeune Tsigane, part combattre un dragon à trois têtes qui a déjà dévoré les étoiles, la Lune, et grignote à présent le Soleil. Une vieille ourma (une fée) rencontrée en route lui a confié un vieux sabre rouillé et un cheval boiteux. Pareillement équipé, rien ne le destine à la victoire. Et pourtant...

 

Un récit à lire pour (se) donner envie d'en écouter bien d'autres à l'occasion du Festival des Arts du Récit du 13 au 24 mai dans tout le département et, notamment à Eybens où la culture tzigane sera particulièrement à l'honneur le samedi 18 mai avec la Compagnie Audigane

Ecrivains voyageurs / Laurent Maréchaux

Par Vincent, avril 2013



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Écrivains voyageurs : ces vagabonds qui disent le monde, Laurent Maréchaux - Arthaud, 2011 (collection Beaux livres)

 

« Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui même. On croit qu'on va faire un voyage mais bientôt c'est le voyage qui vous fait ou vous défait. » Nicolas Bouvier

 

Voilà une citation qui prouve, si besoin est, que le voyage se marie pour le mieux à l’expression littéraire… Que l’écriture ne soit qu’une extension du voyage, ou inversement, le voyage un prétexte nourricier de l’inspiration… Dans tous les cas, ils se contiennent l’un l’autre… La littérature (et l’expérience de la lecture qui en découle) n’est-elle pas un voyage en soit, après tout ?

Aussi, ce beau livre, richement illustré, nous rappelle-t-il avec brio que certains auteurs ont fait du voyage (vécu ou fantasmé) le cœur de leur inspiration et de leur œuvre, en plus d’être l’essentiel moteur de leur existence. Qu’ils se nomment : Loti, Conrad, Bouvier, Segalen, Kipling, London, Kessel, Kerouac, David-Néel, Stevenson, Cendrars (et tant d’autres)… ils ont couché leurs expériences de par le monde sur le papier ; devenant par là même des jalons dans notre propre odyssée.

Cet ouvrage est ainsi une magnifique invitation au voyage et à la lecture.

Et ça tombe bien ! Du 19 mars au 20 avril 2013, la Médiathèque vous propose de nombreuses animations autour du voyage, des carnets de voyage et des écrivains voyageurs : expositions, atelier de création, lecture, rencontre d’auteur, film documentaire, lecture musicale pour les enfants…

Dans les pas de l’adage de Nerval : « Je voyage pour vérifier mes rêves. »

Peste et choléra / Patrick Deville

Par Céline, mars 2013


Patrick Deville, Peste et Choléra, éditions du Seuil, 2012

 

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Chacun est capable d'associer Louis Pasteur à la découverte des vaccins contre la rage ou la peste mais qui serait capable d'associer une découverte à Alexandre Yersin (1867-1943) ? Personne ? C'est normal, puisque le premier est entré dans la postérité alors que le second, contemporain du premier, est tombé totalement dans l'oubli malgré ses travaux majeurs dans le domaine de la médecine.

Patrick Deville a réparé cette injustice dans son roman Peste et Choléra où il retrace la vie de ce bactériologue, découvreur entre autres du bacille de la peste, et qui voyagea une grande partie de son existence notamment en Indochine et à Hong-Kong, pour être un médecin explorateur, comme Livingstone.

Le sujet paraît difficile au premier abord et pourtant Patrick Deville nous transporte véritablement et son roman a eu le succès qu'il mérite puisqu'il fut couronné par le prix Femina en 2012.

 

Patrick Deville sera l'un des auteurs invités du Printemps du livre de Grenoble du 10 au 14 avril. C'est dans ce cadre que la Médiathèque d'Eybens aura l'immense joie de l'accueillir dans ses murs le samedi 13 avril à 11h00 pour une rencontre.

Pour tous les amoureux de la littérature ce sera une occasion rare à ne surtout pas rater.

Elle s'appelle Sabine / Sandrine Bonnaire

Par Marie-Cécile, février 2013 

 

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Elle s'appelle Sabine, un film documentaire de Sandrine Bonnaire sorti sur les écrans en janvier 2008. DVD. Les films du Paradoxe.

 

Ce film est le portrait sensible, émouvant de la soeur de Sandrine Bonnaire, Sabine, jeune femme autiste, d'un an sa cadette.

Films familiaux et images d'aujourd'hui s'entremêlent pour tisser ce portrait profondément humain d'une jeune fille étrange aux capacités artistiques étonnantes puis d'une femme diminuée par la maladie et les traitements subis pendant ses cinq années d'enfermement en hôpital psychiatrique. La construction en aller-retour, alternance d'images « d'avant » et d'images « d'après », renforce la cruauté de cette transformation . Quelques séquences fortes jalonnent le film dont celle où Sabine, face caméra, regarde sa soeur et la questionne inlassablement : va-t-elle revenir demain ? Submergée par la peur d'être abandonnée depuis son passage à l'hôpital. Aujourd'hui Sabine reprend goût à la vie dans un foyer d'accueil en Charente.

Vrai film de cinéma, ce documentaire nous dit à l'importance de considérer les autistes comme des hommes et des femmes à part entière et prouve que des structures adaptées à leur handicap leur permettent de vivre dignement. Sandrine Bonnaire continue aujourd'hui son combat pour améliorer la condition des autistes.

La terre des mensonges / Anne B. Radge

 Par Marie, janvier 2013


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La Terre des mensonges / La Ferme des Neshov / L'Héritage impossible : une saga en trois volumes de Anne B. Ragde. Ed. Balland, 2010

 

A la mort de leur mère, trois frères qui se sont perdus de vue se retrouvent dans la ferme familiale.  Tor, l'aîné, le seul qui vit à la ferme, se consacre à l'élevage de porcs, Margido dirige une entreprise de pompes funèbres dans la région, quant à Erlend, parti à Copenhage depuis 20 ans, il est décorateur de vitrines et vit en couple avec Krumme, rédacteur en chef d'un quotidien danois. Les retrouvailles sont difficiles, d'autant  que Thorunn, la fille cachée de Tor fait irruption dans la famille pour la première fois. La tension atteint son paroxysme lorsque la question de l'héritage amène le père de famille à révéler un terrible secret. Désormais, plus rien ne pourra plus être comme avant. La réussite de cette saga norvégienne relève d'un savant mélange de divers ingrédients : la complexité des personnages, l'humour souvent grinçant, la tendresse pas toujours où on l'attend (de Tor pour ses porcs par exemple !), le poids du passé et la difficulté à s'en affranchir...Autant  de thématiques qui nous tiennent en haleine jusqu'à la chute finale, inattendue bien sûr ! Anne B. Ragde a reçu le prix Riksmal (équivalent du Goncourt français) pour le premier volume de la trilogie : la Terre des mensonges.

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