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Coups de coeur Musique 2013

Ze Playlist Musicale

Pizzica indiavolata / Canzoniere Grecanico Salentino

Folklore italien


 

Pizzica indiavolata, Canzoniere Grecanico Salentino, Ponderosa Music & Art (dist. Harmonia Mundi), 2012.

 

Canzoniere Grecanico Salentino ? Littéralement, le "répertoire musical de la région de Salente (le talon de la "Botte"), empreint de l'influence et de la langue grecque"...

Dix-septième album pour cette institution  vénérable et rajeunie du folklore italien, qui perpétue depuis bientôt 40 ans la tradition de la Pizzica, tarantelle typique des Pouilles. Ce sont aujourd'hui six jeunes musiciens virtuoses et une espiègle danseuse, menés par Mauro Durante, fils des fondateurs du groupe Rina et Daniele Durante, qui réinventent l'émoi d'une époque où ces rythmes étaient liés à un rite de possession dionysiaque. Sans rien perdre de sa sensualité, sans jamais cesser de conduire vers la transe, la pizzica "endiablée" comme nous en avertit le titre, laisse parfois la place à la douceur mélodique de quelques nobles chansons d'amour. Rares sont les musiciens qui réussissent à conjuguer l'essence sauvage de cette musique avec une musicalité sans faille. Pourtant, les instruments traditionnels cohabitent avec l'innovation technologique et l'esprit roots tend la main à une modernité méticuleuse... et ouverte aux rencontres : notons la présence du maître de la kora malienne, Ballake Sissoko, et du chanteur anglais Piers Faccini.

La Compagnie Famille nombreuse / Bien éduquer ses parents

Chanson pour enfants et pour faire rire (jaune) les parents

 

 

La Compagnie Famille nombreuse, Bien éduquer ses parents, Label Blue fish, dist. Naïve, 2012

 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les parents sans jamais oser le demander !

Partant du constat que les parents, de nos jours, sont défaillants en matière d’éducation, Adèle et Louise se sont attelées à la rude tâche d’élever leurs géniteurs.

D’un naturel généreux et partageur, les deux petites filles livrent au travers d’une conférence musicale et ludique le résultat de leur expérience. Vous y apprendrez comment réussir vos caprices, que faire si vous êtes enfant unique, comment profiter des disputes parentales et bien d’autres choses encore.

La Compagnie Famille Nombreuse présente un spectacle musical et un CD-livre de 72 pages rempli de chansons détonantes et pleines d’humour sur les relations entre parents et enfants.

En bonus à la fin du livre, un test pour analyser la personnalité de vos parents, et agir en conséquence.

Camille / Ilo Lympia

Chanson parfois a cappella et toujours à caractère


 
Camille : Ilo Lympia, EMI, 2013

 

Camille est une athlète de la corde vocale. Elle sacralise l'instant magique ("Aujourd'hui") aussi bien qu'elle enchante le trivial (le répondeur téléphonique dans "Message"). Elle imite (le désopilant "La France" a des échos de Mireille mathieu) mais elle est inimitable. Elle fait rire, elle encourage, elle ressuscite par la musique (notamment sa "soeur" Hildegarde de Bingen, 1098-1179, première compositrice femme), elle bouleverse (en rappel, la chanson "Mon premier Olympia" est un hommage à son père), elle jongle, et tout ça pieds nu et voix de même. Voir Camille sur scène est une expérience musicale, plus encore que ses albums studios. La tournée fleuve qui a suivi l'album "Ilo Veyou", démarrée dans l'intime Chapelle des Récollets à Paris, suivi de 6 représentations au Café de la Danse puis 4 au Trianon, a culminé à l'Olympia à l'occasion de deux soirées exceptionnelles. Voici « Ilo Lympia », captation sur CD et DVD du concert du 24 octobre 2012.

Louis Armstrong & Dave Brubeck / The real ambassadors

Swing et propagande


 
Louis Armstrong, Dave Brubeck, Carmen MacRae etc. / The real ambassadors, Label Disconform, 2012 (1ère édition 1962).

 

1961. En ce temps-là, les Etats-Unis déploient les grands moyens, pas seulement militaires, pour montrer au reste du monde la valeur de l’American way of life. L‘entertainment en éclaireur. Le « vrai ambassadeur », ce n’est pas tel ni tel, ce n’est même pas sa majesté Louis Armstrong, c’est le divertissement de masse. Séduction planétaire par l’industrie du show business, domination symbolique aussi radicale que la bombe A, les paroles avouent candidement leur valeur de propagande : Remember who you are and what you represent/Jelly Roll and Basie helps us to invent/a weapon that no other nation has/especially the Russians can’t claim jazz
Ecrite et composée par les époux Dave et Iona Brubeck, la comédie musicale The real ambassadors s’inspire des tournées de jazzmen qu’organisait le Département d’Etat des Etats Unis dans le monde entier, dans les années 50 et 60.
L’intrigue se déroule dans le pays fictif africain de Talgalla, qui accueille un Armstrong dans un rôle proche de sa propre vie de musicien : pour la première fois, Armstrong pouvait sur scène exprimer des idées politiques qu’il prônait dans sa vie privée, et condamner le racisme en public. Dave Brubeck raconte qu’il avait écrit les paroles « They say I look like God. Could God be black ? My God ! » (Ils trouvent que je ressemble à Dieu. Dieu serait-il noir ? Mon Dieu !) dans le but de faire rire le public, mais qu’Armstrong fondit en larmes en les chantant…
La portée politique et historique de cet album ne doit pas faire oublier que les mélodies y sont tout bonnement merveilleuses, débordant de joie et de swing. Armstrong et Brubeck ont embarqué chacun ses musiciens de scène. Outre Satchmo, les chants sont assurés par une Carmen MacRae au faîte de ses moyens vocaux, et par le trio Lambert, Hendricks & Ross.
L’œuvre ne fut interprétée qu’une seule fois sur scène, le 23 septembre 1962, lors du festival de Monterey, mais nulle trace n’en subsiste. Reste, heureusement, l’album studio enregistré l’année précédente à New York. La réédition 2012 propose, outre l’intégralité de ces sessions, quelques chansons supplémentaires enregistrées par Brubeck et MacRae à la même époque.

Emilie Simon / Franky Knight

 Chansons tristes et dansantes, bande originale de film, et deuil électronique.

 

 

Emilie Simon, Franky Knight, Barclay (Universal), 2011.


Le « Franky Knight » du titre n'est autre que l'avatar anglicisé de François Chevallier, compagnon, ingénieur du son et producteur d'Emilie Simon, qui avait également travaillé  avec entre autres, Coldplay ou Arcade Fire. Il est mort à 30 ans, victime de la grippe H1N1, en septembre 2009, la semaine même de la publication du précédent album d'Emilie, The Big Machine. Nous sommes donc ici en présence d'un hommage funèbre, d'une élégie : sur la photographie qui orne la pochette, Emilie, mélancolique, se retrouve littéralement seule aux manettes, et chaque chanson, avec une voix qui rappelle par moment celle de Kate Bush, égrène le deuil, tour à tour en français (« Le long des heures je sème/Pour toi ce doux poème/Je te cherche quand même/Dans ce royaume que tu m'as laissé ») et en anglais (« Tell me why do I see you everywhere »)... Pourtant, rien de répétitif, ni de lugubre, dans cet album qui reste de l'électro-pop, sur lequel on peut par conséquent danser, dans la joie éphémère mais palpitante d'avoir rencontré et aimé des êtres vivants.

Alors qu'elle préparait cet album, Emilie Simon a été contactée par David Foenkinos, à la recherche d’une musique pour son film La délicatesse, qui traite, lui aussi, de la disparition d'un être cher. Franky Knight est alors devenu encore autre chose, la bande originale d'un film...

Anna Calvi / Anna Calvi

Rock baroque et ardent

 

 

Anna Calvi, Anna Calvi, Domino (Play it again Sam), 2011.

 

Anna Calvi publie à 28 ans son premier album sur le label Domino (The Kills, Franz Ferdinand, Arctic monkeys…). Sa maturité est tellement confondante, son énergie si renversante, qu’on ne sera pas surpris d’apprendre qu’en réalité sa carrière avait déjà commencé : elle a précédemment occupé le poste de chanteuse-guitariste du groupe éphémère Cheap Hotel, éclipsant déjà par son charisme le reste du personnel. Parce qu’elle écrit et compose elle-même, et parce que les multiples influences qui l’ont nourrie (elle aime citer dans la même phrase Bowie et Debussy) dessinent un univers foisonnant, les critiques l’ont comparée aux grandes songwriteuses rock et cérébrales des décennies passées, Patty Smith ou PJ Harvey. Mais on pourrait tout aussi légitimement l’intégrer à la famille des interprètes rares et vibrantes, à la voix dense et sauvage, ces pasionarias qui, un micro à la main, donnent l’impression que leur vie en dépend : Billie Holiday, Janis Joplin, Amy Winehouse, voire Edith Piaf. Pourquoi pas ? Puisqu’Anna Calvi reprend magistralement une chanson de Piaf traduite en anglais, Jezebel. Si l'on avait entendu cette voix à dix-sept ans, on en serait sans doute tombé fou amoureux. Passé quarante ans, il y a encore là de quoi soupirer de trouble, parce qu’on n’est pas de bois et que le rock ‘n’ roll est éternel quand il crie "Desire".

Nuggets / Original artyfacts from the first psychedelic era, 1965-1968

Chaînon manquant entre le blues et le psychédélisme



Coll., Nuggets : Original artyfacts from the first psychedelic era, 1965-1968, Rhino (Warner), 2012 (réédition d’un album de 1972).

 

Nuggets… Des « pépites » ? Psychédélites, plutôt. Rien qu’à énumérer les noms bariolés des groupes figurant sur cette compilation, les années 60 nous poussent entre les oreilles : The Electric Prunes, The Strangeloves, The Knickerbockers, The Shadows of Knight, The Third rail, The Magicians, The 13th floor Elevators, Chocolate Watch Band, Sagittarius, et autres Magic Mushrooms (ben voyons)…

Contexte historique : l’invasion anglaise, Beatles et Rolling Stones en première ligne, force le rock américain à remettre ses compteurs à zéro. On puise aux sources du blues originel, limoneux comme le Mississippi, on le confie à des hippies californiens qui ne fument pas que du tabac, et c’est reparti. Bon trip !

Cette compilation des années 65-68 est initialement parue en 1972, à l’initiative de Jac Holzman, patron du label Elektra, qui la qualifie pertinemment d’ « archéologie instantanée », et de Lenny Kaye, qui allait devenir le guitariste du Patti Smith Group. Le succès engendrera plusieurs suites, « Nuggets » devenant le titre général d’une série d’albums défrichant le paysage musical. Quarante ans plus tard, la réédition bienvenue de l’album initial, accompagné d’un livret passionnant, permet de revivre ce moment charnière : tout germe devant nous, le rock progressif, le punk garage, la pop qu’on appellera « indé », la liberté.

Saez / Messina

Rock français sérieux et un peu nasillard



Saez, Messina, Cinq 7 (Wagram), 2012.


Messina, 7e album studio de Damien Saez, est triple, composé des albums Les échoués, Sur les quais et Messine. Dédaignant la société de consommation, hérissé à l’idée d’être lui-même un « produit culturel », boudant les médias (qui le lui rendent bien), récusant la nécessité des clips, la promo et les plans com, Saez travaille, et c’est tout : il fait des chansons. Beaucoup de chansons. Quand d’autres artistes estiment avoir bouclé leur album une fois empilés deux tubes bien calibrés plus dix pistes de remplissages, Saez, d’une générosité rare, livre en 27 titres une œuvre nourrissante et débordante, mutante et proliférante, qui hurle puis murmure, réinvente à elle toute seul la chanson française lyrico-écorchée, celle qui mène de Brel à Mano Solo, fait cracher les guitares et, sur son dernier volet, exploser tout un orchestre symphonique. Tout le monde n’adhèrera pas : on peut à l’envi, si l’on est un poil cynique, moquer ses révoltes d’adolescent prolongé, son romantisme quichottesque, voire son timbre nasillard… Mais force est de respecter son intégrité et sa puissance créatrice. Ce triple Messina est sorti à l’automne 2012. Six mois plus tard, en mars 2013, déboulait déjà le suivant : Miami

Muz'nouch / T'es morte

 Rock français rigolo et un peu gitan


 

Muz’nouch, T’es morte, Métacagoule (Rue Stendhal diffusion), 2012

 

 « Muz’nouch » comme « musette manouche », soit l’alliance naturelle du balluche et de la guitare virtuose d’un émule de Django. Raison sociale sympathique, mais un peu courte pour épuiser la palette d’inspiration de ce groupe aux musiques très enlevées : on repère en outre un accordéon tendance rock gouailleur, quelques réminiscences slaves, ici un quatuor à cordes, et là un big band brillant de tous ses cuivres. Surtout, il serait dommage que les richesses musicales brandies en drapeau par le nom du groupe cachent le fait que Muz’nouch a des choses à dire ! Ce troisième album en dix ans égrène des chansons à textes, écrites au vitriol, perpétuant cette bonne vieille tradition française de l’humour anar et poétique, du portrait néo-réaliste en trois minutes, qui passe par Vian, Beranger, Pigalle ou Renaud. « T’es morte », qui donne son titre à l’album, évoque le deuil impossible d’une mère envahissante même depuis l’au-delà. Le blues « La clique des toxiques » est un vibrant hommage à tous les irrécupérables. On avouera un penchant pour « La poésie », satire qui sent son vécu (« La poésie ? C’est quoi cette saloperie ? D’la poésie, là, dans la rue, c’est pas permis, pis c’est bon à rien les poètes, ça rote ça fume et puis ça pète… »), et pour « Les jouets d’con », sarcasme salutaire envers les monceaux de plastique que nous nous apprêtons à offrir pour Noël à nos chères têtes blondes.

Eiffel / Foule monstre

Rock français morderne et un peu bordelais



Eiffel, Foule monstre, Play it again Sam, 2012


« J'suis pas tout seul, il y a Google / Dans les villes-monde je m'administre de l'intérieur… » Un rock poétique, expressionniste, noir, sauvage, parfois hermétique, vibrant comme du Léo Ferré, mais toujours ancré dans les paradoxes de son époque… Parle-t-on ici de Noir Désir ? Non, d’Eiffel.

Une génération plus tôt, peut-être même deux, Noir Dèz, fer de lance du rock français était bordelais. Créé dans ce même Bordeaux en 1995 à l'ombre de ses glorieux parrains, Eiffel s’est désormais affranchi de cette influence : comme sur leur précédent album, Bertrand Cantat est invité sur un titre, non en tant que maître, encore moins en tant que caution, mais en tant que pair, et ami de la famille. C'est bien de famille qu'il s'agit : si les membres du groupe ont changé avec le temps, son noyau dur reste composé de l'auteur-compositeur-brailleur-guitariste Romain Humeau, et de son âme sœur Estelle, à la basse et divers autres instruments – et puis Augustin Humeau, le frangin, au basson. Ce cinquième album studio est sans doute le plus abouti musicalement, toujours fracassant mais de plus en plus subtilement arrangé.

The magnetic north / Orkney : Symphony of the Magnetic North

 Ovni écossais

 


The Magnetic North, Orkney : Symphony of the Magnetic North, Full Time Hobby (dist. Play It again Sam), 2012.

 

The Magnetic North est déboussolant. Pourtant, ils savent très bien où ils sont. Cette formation atypique réunissant Erland Cooper (Erland and the carnival – natif des Orcades, rude archipel écossais), Simon Hall (Blur, Gorillaz, Verve, the Good the Bad & the Queen) et Hannah Peel (Tuning, John Foxx), livre son premier album, entre néo-folk et électro éthérée. S'immergeant dans le folklore, la poésie, et la géographie orcadienne, le trio s'est rendu tout au Nord de l'Ecosse, avec un guide de voyage des années 30, pour composer et enregistrer ce drôle d’album qui évoque l'histoire de Betty Corrigall, jeune femme originaire de l'île au destin tragique, suicidée dans les années 1770 après être tombée enceinte d’un mystérieux marin. La chorale locale rehaussée de cordes luxuriantes et des arrangements de cuivres signés Hannah Peel, transforme cet album qui aurait pu n’être qu’atmosphérique, en une œuvre lyrique et envoûtant, brève (40 mn) mais imprégnée des paysages presque surnaturels des îles des Orcades.

Nicolas Bacchus / Devant tout le monde

Chanson française politique, déconnante et sexuée

 

 

Nicolas Bacchus, Devant tout le monde, Bacchanales productions (dis. Anticraft), 2012. CD + DVD

 

Cinquième album de Nicolas Bacchus, deuxième en public. Peu médiatisées, les chansons iconoclastes, tendres et rigolardes de Bacchus trouvent leur pleine dimension sur scène, d'où ce doublé CD + DVD. Enregistré et filmé le 8 juin 2011 aux Trois Baudets à Paris, le concert reprend surtout le répertoire et les musiciens (dont le pianiste jazz Giovanni Mirabassi) du précédent album (2011), avec de nombreux invités dont Agnès Bihl ou Anne Sylvestre, pour un duo bouleversant sur le passage de flambeau, d’une génération à l’autre, des deux facettes de la liberté : l’engagement politique, l’engagement artistique. Ouvertement homosexuel, Bacchus évoque souvent sa vie sentimentale ou sexuelle, mais pas pour en faire une revendication doloriste de sa différence, plutôt pour en rire : vous étiez-vous jamais demandé ce que peuvent être les rapports entre un gay et la mère de son amoureux ? La réponse est dans la chanson « Ta mère me veut pour gendre », qui pourrait constituer une contribution au débat sur le mariage pour tous. Les bonus du DVD couvrent 10 ans d'extraits de concerts, clips, photos, des bars aux concerts à domicile, de la rue aux festivals. On s’y régalera particulièrement des talents d’imitateur de Bacchus, qui fait ré-interpréter « Le petit âne gris » par Charles Aznavour, Barbara, Manu Chao, Francis Cabrel, Vincent Delerm, etc. La voix « au naturel » de Bacchus, grave et vibrante, rappellerait plutôt Thiéfaine… Curieux : en voilà pourtant un qu’il n’a pas choisi comme cible de ses singeries.

Pierron, Djal & Kordevan / Plein chant

Chanson populaire retrouvée et musique traditionnelle de demain


 

Gerard Pierron, Djal, Kordevan : Plein chant, Harmonia Mundi/Le Chant du Monde, 2006.

 

Vous avez dit « populaire » ? Le double CD « Plein Chant », comme le spectacle du même nom, rend hommage à Edmond Thomas, éditeur de poètes dits « populaires », c’est-à-dire non pas célèbres, mais au contraire humbles, voire anonymes – même si on trouve des plumes assurées telles celles de Pierre Louki, Allain Leprest ou Valéry Larbaud.

Vingt-huit poèmes arrachés à l'oubli deviennent ainsi des chansons poignantes ou douces, réalistes ou drôlatiques, chroniques prolétaires ou élégies du quotidien. Derrière la voix de l’initiateur du projet, Gérard Pierron, ou plutôt tout autour d’elle, la douzaine de musiciens, membres des groupes grenoblois Djal et Kordevan rivalise d’imagination, de virtuosité, de chaleur et de malice… En somme une fête « populaire », ici aussi au meilleur sens du terme. Dernier ingrédient de ce magnifique album  : les mains dessinées qui ornent le livret, diverses comme autant d’hommes au travail, offertes par Ernest Pignon-Ernest.

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