La mise en forme courante correspond à celle par défaut.Diminuer la taille de la police (x-small).Augmenter la taille de la police (medium).Augmenter les contrastes en inversant les couleurs.Imprimer ce document.Ajouter aux favoris

Coups de coeur 2007

Le club de lecture a aimé:

 

 

  • Bonne nuit, doux prince de Pierre Charras, Mercure de France - 2006

« Je le voyais s’éloigner, la nuque maigre, le crâne chauve, les épaules effondrées. Je n’ai pas bougé. J’aurai dû l’appeler, le serrer dans mes bras, lui dire que j’étais heureux qu’il me fasse cadeau, pour me faciliter la vie de tous les jours, des objets qui lui avaient permis d’être lui. Mais je n’ai pas bougé, je n’ai rien dit. C’est aujourd’hui, tant d’années après, que je voudrais le rattraper et le prendre contre moi. Je sais bien qu’il est trop tard, mais j’y reviens sans arrêt. Comme un cul-de-jatte qui a mal aux jambes, j’ai mal à mon père. C’est ça, au fond notre histoire. Des gestes qui n’ont pas eu lieu. Des mots que j’ai négligé de dire. Des élans d’amour aujourd’hui périmés qui m’étouffent. Je n’en finis pas d’établir le catalogue des occasions manquées»

 

 

  • Train de nuit pour Lisbonne de Pascal Mercier (professeur de philosophie à Berlin), Ed. Maren Sell - 2006

"Ce premier roman met en scène un honorable professeur à l'existence assez plate qui après une lecture se lance sur les traces d'un livre et de son auteur inconnu. Cett quête va l'embarquer dans une aventure hors du commun" Nicole

 

 

 

 

 

  • La Camarguaise de Françoise Bourdin, Belfond - 2002

"Histoire d'une famille qui en Camargue, pratique de père en fils l'élevage de moutons mérinos et de chevaux andalous. a la mort du grand-père resté seul au mas, sa petite fille Jordane qui vit à Paris, revient au pays pour tenter de continuer la tradition" Nicole

 

 

 

 

 

 

  • Tous les noms de José Saramago, Portugal Prix Nobel 1998, Seuil - 1997, trad. 1998

Mr José est un modeste employé du Conservatoire de l’Etat Civil, immense et triste bâtiment à l’atmosphère kafkaïenne dans le quel sont mises à jour les archives des vivants et des morts.
Un jour bravant, tous les interdits, il s’intéresse à la fiche d’une inconnue et se trouve entraîné dans une aventure rocambolesque.
A la fois enquête policière et conte philosophique ce roman profond et émouvant est une réflexion sur la soumission, la vie et la mort, la place des morts parmi les vivants, la lumière et l’obscurité.

 

 

 

  • Chaque jour est un adieu de Alain Rémond, Seuil - 2000 (Rencontré lors du Printemps du livre 2003)

"Les mots sont des voies d'accès à des zones de soi très profondes" dit-il.
Arrivé à l'âge où mourut son père, Alain Rémond a éprouvé le besoin de raconter l'histoire de son enfance, plus exactement, celle de sa tribu. enfance très pauvre, mais heureuse malgré l'alcoolisme du père et les rapports souvents violents entre ses parents. Avec la dernière phrase du livre "Je suis en paix avec les vivants et les morts", il croyait en avoir fini avec ses souvenirs dont il pensait d'ailleurs que personne ne s'y intéresserait. Il a donc été surpris par les très nombreuses lettres de lecteurs qui voyaient dans ce livre leur propre histoire au point qu'il s'est senti dépossédé de la sienne..." Nicole

 

 

  • Autres & Grâce et dénuement d'Alice Ferney, 2006 & 1997 - Actes Sud

Esther, bibliothécaire parvient à se faire accepter dans le campement de gitans où la vieille Angéline, magnifique personnage de femme impériale et meurtrie , règne sur sa tribu : ses fils dont la prééminence est menacée par l’inaction, ses belles filles soumises ou rebelles et ses petits enfants aux pieds nus adorés de tous.
Tous les mercredi Esther vient faire la lecture aux enfants émerveillés car elle pense « que les livres sont nécessaires comme le gîte et le couvert ». De ce fait pour quelques heures, elle est le témoin, avec un infini respect, de la vie des familles, des amours et des affrontements d’une roulotte à l’autre.
Quand les "Gadgé" se liguent contre eux, Esther fera son possible pour empêcher leur expulsion . En vain !. Comme elle, le lecteur a du mal à les quitter.

 

 

 

 

  • L'Eclipse de Rezvani (poète, dramaturge, peintre, auteur de chasons), Babel - 2007

Ce texte boulversant est le récit quotidien des dernières années de son épouse "Lula", "l'amour de sa vie" atteinte de la maladie d'Alzheimer. Pendant plus de 40 ans Serge et Lula ont vécu "tous les jours le paroxysme du bonheur" comme elle l'écrivait dans son journal avant que la maladie ne s'empare d'elle, l'installant dans une éternité" dans laquelle il n'avait pas accès.
Et au delà du témoignage sur cette cruelle maladie, ce livre est l'expression de la passion jamais atténuée qui unissait ces deux êtres dans une adoration mutuelle. Nicole

 

 

 

Le Prix Inter a été attribué à François Vallejo pour

  • Ouest, Viviane Hamy, 2006

Au XIX ème siècle, à la mort du vieux baron de l'Aubépine, son fils devient le maître du domaine des Perrières: château, fermes, bois, étangs et de sa meute qui fait la fierté du garde-chasse Lambert. Celui ci très attaché à son ancien maître "dur mais juste "voit d'un très mauvais œil l'arrivée du jeune baron qui affiche des idées contradictoires -"Que penser d'un homme qui se flatte d'être l'ami des bleus, des rouges même qui vous jette à la figure la république la démocratie l'égalité et qui humilie ses paysans comme le dernier seigneur féodal"- Lambert a peur, l'avenir ne lui dit rien qui vaille. Pourtant il ne sait pas encore que son baron a un côté marquis…. de Sade……
Une fois de plus F Wallejo nous embarque dans un récit extravagant soutenu par un style très maîtrisé.

 

Viviane Hamy poursuit la publication des livres de Magda Szabo, Hongrie, 1917-, écrits il y a 40 ans, dont nous avions tant aimé le premier traduit :

  • La porte, 1983, trad. 2004 - Prix Femina étranger

Ecrit en 1987, enfin traduit en français, ce livre superbe évoque les vingt années que l'auteur partagea avec Emerence sa femme de ménage qui cachait sous un caractère parfois odieux une générosité et une finesse dont sa patronne ne fut réellement consciente qu'après sa mort. Entre ces deux femmes si dissemblables que tout oppose- l'une bourgeoise intellectuelle et croyante l'autre haïssant ouvertement la culture et le "Bon Dieu "mais qui l'honore par ses actes même si elle en nie l'existence" - se noue pourtant un lien indéfectible un attachement réciproque que chacune de son côté excelle à dissimuler.
Avec cet hommage qui lui est rendu, Emerence, tour à tour inquiétante, énervante drôle et tragique devient un personnage inoubliable. On peut aussi voir en elle une allégorie de la liberté individuelle dans une Hongrie soumise alors à un régime totalitaire.

 

  • La ballade d'Iza, 1963, trad. 2005 - Viviane Hamy

Le présent ouvrage est empreint de la même sensibilité et d'une égale finesse dans la psychologie des personnages.
Vingt minutes à peine après les obsèques de son mari, la vieille Etelka est expédiée par sa fille Iza dans une station thermale afin qu'elle se repose pendant quelques jours.
Pendant ce temps celle ci procède avec la détermination qui la caractérise aux préparatifs qui permettront à sa mère de venir habiter chez elle à Budapest "pour son bien" dit-elle.
La vieille femme n' a pas été consultée, tout se fera sans elle. Le vidage de l'appartement sans qu'elle puisse choisir ce qu'elle veut emporter saccagera ses souvenirs.
Elle se retrouve dans une grande ville, dans un appartement moderne où Iza ne lui laisse rien faire, "La femme de ménage est là pour çà"
Peut-on passer le reste de sa vie à se laisser vivre ? La cohabitation s' annonce difficile ….

 

 

  • La femme coquelicot de Noëlle Chatelet, Stock, 1997

Marthe 70 ans vit une passion avec Félix de 10 ans son aîné sous l'œil stupéfait de ses enfants et petits enfants qui assistent à la métamorphose d'une vieille dame en jeune fille romanesque découvrant le plaisir d'aimer et d'être aimée.
Récit très pudique qui ose lever le voile sur les passions tardives.

 

 

 

 

  • Les trains vont au purgatoire de Hernan Rivera Letelier, Chili, Metailié - 2000; trad. 2003

Un train traverse le désert d'Atacama au nord du Chili à destination des mines de salpêtre. Pendant 3 jours et 3 nuits au milieu d'un décor sans limites, les voyageurs de diverses conditions vont vivre dans une promiscuité forcée. Ils font connaissance plus ou moins rapidement , échangent de la nourriture, de menus services et se racontent des histoires époustouflantes où le réel et l'imaginaire se mélangent.
Cette expérience hors du temps est décrite avec un réalisme d'où le scatologique n'est pas exclu, mais l'humanisme du romancier – ancien mineur – fait de ces hommes et de ces femmes "ordinaires " des héros uniques.

 

  • La disparition de Richard Taylor de Arnaud Cathrine, Gallimard - 2007

Richard trentenaire marié, père d'une petite fille nouvellement née disparaît un jour….
Qu'est-il devenu? Qu'a-t-il fui ?, Et d'abord qui était-il ? Nous apprendrons à le connaître par les témoignages de ses proches, sa femme, sa mère sa collègue de travail etc . Puis nous aurons de ses nouvelles, non pas par lui, mais par les différentes personnes qui l'ont rencontré depuis sa disparition au gré de ses pérégrinations.
A l'issue de cette construction très habile Richard nous apparaît comme un irrémédiable désenchanté. Mais les personnes qui parlent de lui, ne semblant pas non plus très satisfaites de leur sort, ce livre, très réussi, serait-il emblématique de l'insatisfaction humaine ?

Médiathèque-eybens.fr

Médiathèque municipale
Espace culturel Odyssée :

89 avenue Jean Jaurès, 38320 Eybens
Tél. 04 76 62 67 45  -  Contact

Horaires d’ouverture de la médiathèque :
cliquez ici