A lire, à voir, à écouter...2010 - Médiathèque d'Eybens
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A lire, à voir, à écouter...2010

 

Par Céline, décembre 2010

Revue Dada, éditions Arola

Histoire de sortir de l’éternel trio « dinde-cadeaux-sapin » qui préoccupe de nombreux esprits à cette époque de l’année, voici, pour changer, une revue d’art qui a le mérite de dépoussiérer l’idée trop sérieuse qu’on pourrait se faire de ce genre de publication. Dada existe depuis 1991 et la médiathèque peut se vanter d’avoir eu du flair rapidement car sa collection débute dès le numéro 1 avec l’artiste Jackson Pollock. S’adressant d’abord à un lectorat jeune, Dada retrace la vie et l’oeuvre d’un artiste ou l’évolution d’un mouvement artistique avec une présentation claire et colorée qui ne déplaira pas non plus à un public plus averti. Couvrant l’actualité culturelle et artistique du moment, cette revue mensuelle propose aussi une bibliographie et une sitographie sélective ainsi que des expositions intéressantes. A mettre donc absolument entre toutes les mains ! A découvrir : le dernier numéro acquis par la médiathèque sur le peintre américain Edward Hopper.
Pour en savoir plus : http://www.revuedada.fr/

 

Par Marie, novembre 2010

Photo de groupe au bord du fleuve, Emmanuel Dongala, Actes Sud, 2010

Les malheurs des femmes et leur fabuleuse énergie...
L'auteur dresse avec humour une série de portraits sensibles et attachants: ayant fait ou non des études, jeunes et coquettes ou plus âgées, toutes croulent sous les tâches quotidiennes. Casseuses de cailloux, elles décident de se battre afin d'obtenir un prix plus juste pour leurs sacs de gravier. Elles s’organisent, débattent, réinventent la démocratie participative.
Leur mouvement commence alors que la femme du président s’apprête à tenir une réunion internationale de « premières dames ». Une révolte de femmes relayée par les médias ferait « tache » dans le paysage… Emmanuel Dongala a la dent dure contre les élites au pouvoir dans ce pays que l’on imagine proche du Congo où il enseigna à l’université de Brazzaville avant de fuir la guerre civile.
Son livre est un formidable hommage aux femmes d'Afrique.

 

Par Vincent, octobre 2010

Fuck America / Le nazi et le barbier, Edgar Hilsenrath, Attila, 2009 / 2010

Voici, mesdames et messieurs, un auteur qui ne peut plus rester dans l’ombre, un ovni venant d’Allemagne pour nous assener une écriture crue, désabusée et burlesque, à la manière d’un Bukowski traumatisé par la Shoah : voici Edgar Hilsenrath.
Né en 1926 dans une famille juive allemande, il survécut au ghetto pendant la guerre, migrant ensuite en Israël, puis à New York.
Après être devenues des best-seller aux USA, puis, plus tard, en Allemagne, ses œuvres ont enfin été traduites et publiées en France aux éditions Attila : Fuck America, en 2009, Le nazi et le barbier, en 2010… et d’autres sont à venir !
Qu’ils nous parlent de la galère du migrant juif qui clochardise à New York en ressassant l’holocauste ou de l’odyssée improbable d’un génocidaire nazi qui, fuyant l’après guerre, se retrouve sioniste radical en Israël…, on ressent en permanence dans ces mots la matière autobiographique à vif, au travers d’un style brutal, répétitif, d’où perlent l’humour et le désespoir.

 

Par Dominique, septembre 2010

Comment ai-je pu croire au Père Noël ?, Gilles Vervisch, éditions Max Milo, 2009

« Comment échapper à l’ennui du dimanche matin ? Est-ce que je l’aime assez pour vivre avec elle ? Dois-je aller voter dimanche… ? Puis-je me fier à la météo…? Etc. Et de pourquoi en comment, nous traversons notre vie dans un questionnement quotidien qui sans nous en rendre compte nous renvoie au grand questionnement philosophique : « L’existence a-t-elle un sens ? Qu’est-ce que l’amour ? La démocratie est-elle le meilleur régime politique ? Le hasard et la nécessité… » Je vous invite à retrouver toutes ces questions et bien d’autres encore, dans ce petit livre plein d’humour, rendant la philosophie accessible à tous puisqu’ « elle nous permet de comprendre de manière simple des choses complexes ». A mettre donc sans modération entre toutes les mains de ceux qui se posent entre autre cette question : « Comment ai-je pu croire au Père Noël ? ».

 

Par Fabrice, juillet-août 2010

Brailleur de fond, Bill Deraime, Dixiefrog (Harmonia Mundi), 2010

Une voix exceptionnelle, reconnaissable en une demi-seconde, remonte depuis quarante ans et plus des profondeurs de l'émotion humaine pour nous beugler, en français, toute la musique qu’il aime, qui vient de là, qui vient du blues… Non, non, je ne parle pas de la vedette belgo-suisso-américaine, nous ne sommes pas du tout dans ce milieu-là : dans la préface de ce double album-rétrospective, sorte de best-of revisité, Bill Deraime écrit « Merci d’avoir acheté ce coffret. Les temps sont durs, et je ne pourrai plus faire la manche. »
La plupart des titres, dont quelques tubes comme « Babylone tu déconnes » ou « Assis sur le bord de la route », ont été écrits il y a deux ans, dix ans, ou trente ans, mais Deraime les réorchestre en studio ou en public, soulignant que le blues est une musique vivante et pas un musée. Côté textes, Bill le maniaco-dépressif chante le blues comme personne (« Je marchais dans la rue sans savoir où j’allais… », inoubliable), puis retrouve espoir et compose un reggae généreux et pacifiste… On pardonne volontiers la désarmante candeur de ce bon vieux Bill quand il prêche la Pensée Positive (avec majuscules), parce que sa voix, intacte, et même plus âpre que jamais et gorgée de nuances, nous renverse comme hier, nous touche directo l’âme, nous titille l’empathie pour l’humanité égarée. Qu’il braille ou murmure, le blues est un chant de fraternité.

 

Par Céline, juin 2010

Meurtre pour de bonnes raisons, Olivier Kourilsky, éditions Glyphe, 2009

1996, Agnès Bourdin, chirurgienne douée de 36 ans, est la dernière embauchée dans un service réputé d’un hôpital parisien. A peine le temps de prendre ses marques que des actes de malveillance surviennent causant la mort d’une patiente. Dans une atmosphère de travail devenue pesante où chacun soupçonne l’autre, Agnès mène en parallèle une investigation personnelle sur son père décédé dans un accident durant la guerre d’Algérie. Au même moment, un tueur en série sévit dans Paris.
Le décor est planté : l’intrigue nous promène entre les exactions commises en 1960 en Algérie, les détails des opérations chirurgicales en 1996 (l’auteur est lui-même médecin), et bien entendu les enquêtes pour meurtres. Jusqu’au dénouement final, forcément surprenant.
Idéal pour une lecture d’été, ce polar court et efficace a aussi l’originalité de mettre en scène certains personnages des deux premiers romans d’Olivier Kourilsky : Meurtre à la morgue et Meurtre avec prémédication dont l’action se déroule respectivement dans les années 60 et 70 (disponibles à la Médiathèque).

 

Par Nathalie, mai 2010

Cette année, l’Odyssée a le grand privilège d’accueillir l’inauguration du Festival des Arts du Récit avec deux spectacles de Bernadète Bidaude. L’occasion de (re)découvrir la richesse du fonds de la Médiathèque : textes illustrés, recueils de contes, études sur l’oralité ou encore contes enregistrés… autant de manières d’aborder le Récit.
Trois ouvrages de Bernadète Bidaude permettent « d’entendre » avant l’heure la voix de la conteuse :
- Le Petit rat, illustré par Clotilde Perrin (éd. Syros, coll. Album Paroles de Conteurs) : un conte de randonnée fou, fou, fou et plein d’humour.
- Le Roi des oiseaux et autres contes, illustré par Joëlle Jolivet (éd. Syros, coll. Paroles de conteurs) : des contes collectés « de bouche à oreille » en pays poitevin agrémentés de quelques mots de patois : un régal !
- Un CD : Adèle, Robert et les autres…, musique de Jean-Louis Compagnon (éd. L’Autre Label) : « Une brassée d’émotions pour quelques destins fragiles. »

 

Par Marie, avril 2010

Poète, romancier, dramaturge et critique, Jean-Pierre Siméon travaille depuis des années à la diffusion de la poésie contemporaine. Comme il le dit lui-même « un poète, ça fait les courses et ça a mal aux dents, ça se soucie du chômage et du sida, comme tout le monde. A quoi ça sert la poésie? Ca ne sert à rien. A rien en tous cas de ce qu'on dit important dans notre drôle de monde...

Fermer les yeux
peut-être
pour voir sans voir
pour que s'anime et prenne couleurs
ce qui nulle part ne se montre
ce qui jamais ne s'avoue
un ciel derrière un visage
un printemps sous la neige
dans la main qui tremble
un poème d'amour

dans la main qui frappe
une peur très ancienne
et sous le cri
la douceur aussi
un instant au moins
fermer les yeux
éteindre la lumière et le monde
pour voir sans voir
ce qui en toutes choses
nous demande


L'espace culturel Odyssée accueille fin avril la pièce « Stabat Mater Furiosa » écrite par Jean-Pierre Siméon. Ses textes sont disponibles à la médiathèque.

 

Par Vincent, mars 2010

L'encre du passé, de Maël et Bauza, Dupuis, « Aire libre », 2009

Cette bande dessinée nous plonge au cœur du Japon médiéval dans les pas de Môhitsu, un calligraphe solitaire. Au cours de son errance, il va rencontrer Atsuko, petite fille débrouillarde et mutine qui possède un don véritable pour la peinture. Il lui propose alors de l'emmener avec lui à la capitale Edo pour qu'elle puisse y apprendre le métier de peintre au contact de son ami Nishimura.
Une amitié profonde va naître entre eux au cours de ce voyage ; un lien indestructible qui durera toute leur vie et donnera à Môhitsu la force de surmonter les épreuves de son passé, pour finalement accepter les drames de l’existence et retrouver l'inspiration.
Nous voici donc face à une belle aventure humaine toute en pudeur et en subtilité, à la fois émouvante et intimiste, qui nous parle de création et de transmission ; quand l’art est indissociable de la vie.
Dans le cadre du Printemps du livre 2010 vous pourrez rencontrer Maël, dessinateur et coloriste travaillant à Grenoble, le samedi 20 mars à 11h à la médiathèque Centre-ville de Grenoble et l’après-midi à la librairie Decitre.

 

Par Clotilde, février 2010

Hunger Games, Suzanne Collins, Pocket, 2009

Il est de ces livres qui vous happent dès les premières lignes. Et le mot est faible. Hunger Games vous rend totalement dépendant.
Imaginez un futur sombre, où les autorités en place organisent, pour mieux contrôler le peuple, un jeu annuel de téléréalité morbide que chacun est contraint de regarder en direct. Douze filles et douze garçons, sélectionnés sur tirage au sort, s’affrontent dans l’arène. Une seule règle pour gagner : survivre.
Sans jamais tomber dans le cliché (et les occasions ne manquent pourtant pas), Suzanne Collins livre, sans fausse note, un texte cru, efficace, incisif, poignant et prenant. A tous ceux que l’hémoglobine effraie, soyez rassurés, l’accent est davantage mis sur l’évolution psychologique des personnages et c’est là, toute la force du roman.
Impossible à lâcher, de jour, comme de nuit, préparez-vous à lutter !

A noter qu’il s’agit du premier tome d’une trilogie, et qu’une adaptation cinématographique est en cours.

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