A lire, à voir, à écouter... spécial été 2011 - Médiathèque d'Eybens
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A lire, à voir, à écouter... spécial été 2011

Lumière sur les coups de coeur de la médiathèque pour cet été 2011 dans le journal de d'Eybens !

Par Nicole Josien (club de lecture)

La Tête en friche, Marie-Sabine Roger, Rouergue, 2008

Si comme beaucoup vous avez vu et apprécié le film de Jean Becker "La Tête en friche" vous ne savez pas forcément qu'il est l'adaptation – très fidèle – du livre éponyme de Marie-Sabine Roger. Ce roman est emblématique de l'esprit qui anime cet auteur dans tous ces récits : une empathie naturelle pour autrui débouchant sur des amitiés improbables entre des gens très différents. Là, une vieille dame parvient à communiquer sa passion de la langue et des livres à un homme fruste qui croyait que ce monde là n'était pas fait pour lui.
Ailleurs – dans "Vivement l'avenir" une jeune femme se lie d'amitié avec un polyhandicapé méprisé par les siens et révèle en lui des trésors cachés. Dans tout être humain même le plus apparemment démuni, il y a quelque chose de beau. C'est simple, pas simpliste et pas inutile à rappeler. Marie-Sabine Roger est l'auteur d'autres romans et de presque 100 livres pour enfants dont 33 sont à la Médiathèque.

 

Par Céline

Les vacances d’un serial killer, Nadine Monfils, Belfond, 2011

Dans la famille Destrooper il y a les parents et deux ados : Steven (qui doit son prénom à Steven Seagal !) et Lourdes (hommage à la fille de Madonna). Cette année ils partent en vacances avec mémé Cornemuse, la grand-mère. Tout va bien jusqu’à ce que Josette, la mère, se fasse voler son sac par un motard. Sur une aire d’autoroute, Steven, qui ne lâche jamais sa caméra, trouve et filme le cadavre du motard. Ce n’est que le début d’une montagne de problèmes car la caravane s’est détachée durant le trajet laissant mémé Cornemuse au bord de la route, obligée à faire de l’auto-stop. Mais pas de souci, cette dernière se révèle vite une vieille dame très indigne. Quant au reste de la famille, arrivée enfin à destination, elle s’aperçoit que la location de rêve n’est pas franchement à la hauteur des espérances. Mélangez le tout et vous obtenez un polar désopilant où on assiste avec délice aux déboires d’une famille totalement déglinguée. Un roman indispensable pour se consoler de nos mésaventures estivales !

 

Par Marie

Brooklyn, Tom Toibin, Robert Laffont, 2011

Beau roman d’apprentissage dans lequel on suit Eilis, obligée de quitter son Irlande natale pour aller chercher un emploi à New-York. Elle quitte sa mère et sa sœur Rose et, après une traversée éprouvante, elle est accueillie dans une pension pour jeunes filles irlandaises. On plonge avec Eilis dans le New-York en pleine ébullition des années d’après guerre, le brassage culturel, le regard porté sur les premiers Noirs émancipés.
Eilis découvre la ville, les grands magasins, les autres immigrés comme elle, et petit à petit elle s’adapte à son nouveau milieu. Lors d’un bal paroissial, elle rencontre Tony, un italien avec qui elle commence une liaison. Puis c’est le choc : Rose meurt subitement et Eilis rentre pour être aux côtés de sa mère dans cette épreuve. La possibilité de rester en Irlande s’offre à elle et Eilis ne sait plus que faire…
L’écriture pleine de sensibilité de Colm Toibin, des personnages simples et attachants confrontés à leurs choix de vie, font de ce roman une lecture "détente" idéale.

 

Par Vincent

BLAST, T. 2. L’Apocalypse selon Saint Jacky, Manu Larcenet, Dargaud, 2011

En 2009, Larcenet marquait les esprits en sortant le premier tome de Blast (prix des libraires 2010) ; une œuvre dense et inquiétante avec en son centre un personnage hors normes explorant les marges de la société, de la folie et poursuivant les obsessions les plus sombres terrées au cœur de l’humain : la mort, la maladie, la haine de soi, de l’autre…
Blast, c’est donc l’histoire d’un homme, Polza Mancini, qui vit un choc psychique d’une rare intensité, et décide de tout quitter pour vivre une liberté totale, quasi animale. Mais c’est aussi le récit d’un criminel accusé de l’agression d’une femme et qui, menotté face à deux inspecteurs de police, déballe le récit de sa vie, de ses épreuves et de sa quête perpétuelle du mystérieux Blast, moment d’implosion mystique et de plénitude absolue.
Dans ce deuxième tome, Mancini continue son récit et replonge dans la période hivernale qui le fait rencontrer Saint Jacky, dealer solitaire et lecteur compulsif. Il évoluera à ces côtés aux confins de la violence, de la déchéance sociale et de la démence.
L’avenir nous le dira, mais peut-être avons-nous sous les yeux un des chefs-d’œuvre de la bande dessinée contemporaine… tout simplement !

 

Par Fabrice

Citoyen du Monde, HK et les Saltimbanks, Rare (Play it again Sam), 2011

Depuis que Zebda a pris sa retraite (dernier album en 2003, puis rien d’autre que de vagues perspectives de reformation), on se demandait quel nouveau groupe serait capable de nous faire transpirer et réfléchir en même temps… Nous faire guincher et rire sur l’air de la conscience sociale et politique… Et puis nous faire voyager en français, en arabe, et autres idiomes au besoin, sur des riffs de reggae du monde et d’ici…
L’attente est terminée, la relève des Toulousains vient de Lille, parce qu’on vient tous de quelque part : voici HK (alias Hadadi Kaddour, l’une des deux voix du Ministère des Affaires Populaires) et ses Saltimbanks. Certains titres de leur généreux double album témoignent d’un militantisme pour aujourd’hui (l’explicite « Identité internationale »), tandis que d’autres sont là pour durer, tubes en puissance (« L’homme est loup », « Salam Alaykoum », « On lâche rien »…). Et, comme pour un trait d’union, l’une des chansons introspectives (car il y en a aussi), se penchant sur la jeunesse du chanteur, clame au détour d’un couplet « Moi, des boîtes de nuit j’ai jamais connu qu’la porte, et Zebda chantait ça va pas être possible… » C’est reparti pour un tour. Il faut rester motivés !

 

Par Aurélie

A-A-A-A-Atchoum, écrit par Philip C. Stead, illustré par Erin E. Stead, Kaleidoscope, 2011

Amos McGee, gardien de zoo, est un lève-tôt, il porte des tenues impeccablement repassées, prend chaque jour le bus à 6 heures précises et ses journées se suivent et se ressemblent inlassablement. Même s’il a toujours beaucoup à faire, il trouve toujours le temps de s’occuper de ses pensionnaires : les animaux du zoo. Mais aujourd’hui, Amos est bien malade, il ne peut aller travailler mais c’est sans compter sur ses fidèles amis…Jolie histoire aux traits de crayon bien affinés, rehaussées de couleurs soigneusement choisies. Tout est un régal pour les yeux tellement le texte et les illustrations sont en parfaite symbiose ! Cette relation solidaire et bienveillante entre un vieil homme et ses animaux, nous émeut de tant de délicatesse.

 

Par Françoise

Contes d'un royaume perdu, Erik L'homme, illustré par François Place, Gallimard, 2010

Caché derrière d'immenses montagnes, au nord-ouest du Pakistan, se trouve l'ancien royaume de Chitral, où s'est rendu pour la première fois, en 1990, Erik L'Homme.
Au cours de séjours successifs, il a appris à connaître le pays, sa langue : le khowar et noué de solides relations d'échange et d'amitié avec ses habitants, dont il a recueilli 3 contes malicieux, simples et profonds, aisément accessibles au jeune lecteur :
- Nano Begal "La Maman de Begal" ou de l'origine du polo et comment fils et mère tiennent le rang face au roi
- Kakho shilogh "Le Roi au Corbeau" ou comment au royaume de Chitral, les corbeaux sont souvent plus sages que les rois
- Hashim Bigim "La Princesse désappointée" ou comment se déjoue tragiquement un mariage arrangé
En fin de livre, l'auteur nous fait revivre la transcription de ces 3 contes, magnifiquement illustrés par François Place. A lire, conter & faire lire !

 

Par Aurélie

Sans la télé, Guillaume Guéraud, Rouergue, 2010

Sans la télé est un roman qui nous fait vibrer, un roman qui parle de cinéma donc de la vie, un roman qu’on ne lâche pas une fois commencé ! Il est à la fois drôle, émouvant, poétique ! Ce livre n’est pas seulement un hymne au cinéma, c’est une rencontre avec l’auteur, sa vie, ses premiers émois, ses rêves, ses passions…
Guillaume Guéraud nous ramène dans les années 80 avec ses actualités propres à ces années-là, la vie quotidienne des jeunes dans une cité, l’espoir de ces gens lorsque la gauche arrive au pouvoir, ses premières amours. Il a 8 ans quand débute le roman. Tous ses copains ont la télé sauf lui car "ça ramollit le cerveau" d’après sa mère et son oncle qui vit avec eux. Sauf que Guillaume est un petit garçon buté et sa mère, n’en pouvant plus de ses scènes, trouve une alternative en l’emmenant avec elle au cinéma. Quelle belle idée ! A partir de ce jour, les films remplaceront ce père qu’il n’a pas, lui permettront de grandir et de passer des caps douloureux sans trop de dommages. Ses mêmes films qui feront partie intégrante de l’auteur et de son parcours et qui l’accompagneront plus tard, dans ses œuvres.
On entre dans sa vie comme on se plongerait dans un bon film, on en ressort heureux et content d’avoir partagé ce moment de lecture-cinéma dès plus revigorant. Bref, un livre qui donne envie de se faire une toile !

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