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A lire, à voir, à écouter 2012

Sita chante le blues / Nina paley

Par Fabrice, décembre 2012


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Sita chante le blues, Nina Paley, 2008, DVD éditions Potemkine
 

C'est en mélangeant qu'on invente. L'animatrice américaine Nina Paley a mixé dans son premier dessin animé de long-métrage, Sita sings the blues, des inspirations et des techniques d'une prodigieuse diversité : mythologie millénaire + swing de l'âge d'or du jazz + autofiction. Le résultat, d'une inventivité de chaque instant, est un régal pour les yeux et les oreilles. L'histoire initiale, contée ici par de malicieuses figures de théâtre d'ombres qui se chamaillent, est celle du Râmâyana, poème épique célébrissime dans la culture indienne, selon lequel le prince Rama répudie injustement sa femme Sita. On comprendra que la pauvre Sita ait le blues. Elle l'a si bien qu'elle le chante, puisque Nina Paley met dans sa bouche des tubes de Annette Hanshaw, chanteuse des années 20. La réalisatrice intercale un épisode de sa propre vie (à la suite d'une rupture, elle se sent délaissée comme la déesse), les narrations se superposent, et l'émotion surgit aussi bien du blues mélancolique que de la comédie musicale de Bollywood...

 

Les bonus du DVD révèlent une autre histoire, tout aussi stupéfiante : ce film couvert de prix dans des festivals à travers le monde (grand prix Annecy 2008) a bien failli ruiner son auteur, puisque les ayant droits des fameux blues enregistrés en 1927 lui réclamaient une somme exorbitante, bien supérieure au budget global du film. À la suite d'un combat juridique épuisant, Nina Paley s'est convertie en activiste de « l'art libre », du « copyleft », et de Creative Commons, c'est-à-dire qu'elle autorise quiconque à regarder gratuitement son film sur internet, à le copier, sauvegarder, diffuser, modifier à sa guise !

Anne Crausaz, auteur et illustratrice jeunesse !

Par Nathalie, novembre 2012


Voir l'image en grandAnne Crausaz est née en 1970. Diplômée de l'école cantonale d'art de Lausanne section design graphique, elle travaille comme graphiste et illustratrice. Son premier livre, Raymond rêve, a remporté le prix Sorcières 2009.


Escargot insatisfait de son sort ou affamé, fourmis pressées, renards amoureux ou encore amanite bavarde font partie de l'univers poétique et délicat d'Anne Crausaz.

Qu'il s'agisse d'expliquer le cycle de l'eau, l'évolution de la graine au pommier ou encore la ronde des saisons, textes et illustrations s'accordent harmonieusement, tout en douceur, pour nous raconter une histoire, nous faire entrer dans un “petit monde” au delà des informations pédagogiques délivrées...

Les histoires naturelles d'Anne Crausaz nous invitent à mettre tous nos sens en éveil : attentifs à la caresse du vent, à la petite graine tout juste sortie de terre ou encore au craquement des feuilles d'automne sous les pieds...

Wonderland : un été meurtrie / Gilda Piersanti, ed. Le Passage, 2012

Par Céline, octobre 2012


Voir l'image en grandDans un camion qui traverse le bois d'Aston Hill, en Angleterre, Cristina accompagne des tableaux qui retournent en Italie après avoir été exposés à Oxford. Tandis que tout semble calme, elle s'endort. Mariella De Luca, inspecteur principal de la brigade criminelle de Rome, est bientôt appelée à l'aide pour enquêter sur l'assassinat des chauffeurs du camion et sur la disparition de Cristina. Mais elle n’aura pas le temps de mener à bien ses investigations car une autre affaire la ramène en Italie. Une adolescente de douze ans a été assassinée. Sa volonté de paraître plus mûre qu’elle ne l’est en réalité, ses exhibitions sur internet et la fréquentation d’amis bien plus âgés qu’elle sont les éléments qui la mèneront inexorablement à sa perte.

Pour les besoins de l’enquête Mariella se plonge dans le monde de Facebook, miroir aux alouettes où les jeunes les plus fragiles peuvent perdre leur âme, parfois dans le sens littéral du terme, malheureusement.

Mariella doit donc gérer à la fois la pression médiatique que suscite un tel fait divers, ses contacts avec l’Angleterre où elle continue de mener de loin son autre enquête et sa vie privée plus que tumultueuse. De quoi construire un sacré bon polar.

Retenez bien votre souffle jusqu’au bout car il y a une surprise finale qui nécessite une suite dont la date de parution n’est pas encore prévue. Encore un peu de patience, la Médiathèque guette…

Le Tampographe Sardon / Vincent Sardon, ed. L'Association, 2012

Par Fabrice, septembre 2012


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On ne naît pas Tampographe, on le devient. Vincent Sardon gagnait autrefois sa vie grâce au dessin de presse et à la bande dessinée : on trouve encore dans les bacs de la médiathèque sa série pour enfants, “les Ostings”, aventures d'une famille de squelettes – humour noir, déjà (car Sardon est petit-fils de fossoyeur). Mais un beau jour, il est frappé d'une illumination : dessiner l'ennuie profondément. Il s'épanouira désormais dans la confection de tampons au fond de son caveau, entre les photopolymères, les vapeurs de caoutchouc, et la presse à vulcaniser. Artisan, anarchiste et 'pataphysicien, il est devenu tampographe, ou plutôt, puisqu'il n'en existe qu'un, il est LE Tampographe. L’Association édite, magnifiquement, un fort volume monographique qui compile cinq ans de travaux, de tampons, et de journal intime pré-publié sur son blog.

Le livre du Tampographe est hilarant, mais attention, son humour agressif ne fait pas rire tout le monde. Lorsqu’il a testé sa série de tampons « Assurez-vous que l’administration traitera vos courriers en priorité absolue », à base de logos Action Directe ou Fraction Armée rouge, cela n’a sans doute pas fait sourire le Ministère de l’Intérieur. Test : la perspective d’une création tampographique intitulée « Louis-Ferdinand-Céline Dion » vous amuse-t-elle ? Si oui, précipitez-vous sur cet ouvrage subversif pour découvrir à quoi ressemble une telle chimère. Sinon, lisez les romans de Céline, ou bien écoutez les albums de Céline.

Nullarbor / David Fauquemberg

Par Claudie, juillet-août 2012

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Nullarbor, David Fauquemberg, ed. Hoëbeke, 2007


Mais que fait un jeune Français, professeur de philosophie, dans cette plaine aride et désolée du grand Ouest australien qu’est la Nullarbor ? Tout au plus apprend-on que c’est une Europe en exil qu’il fuit, la rage au ventre, en quittant Melbourne pour gagner les tropiques aborigènes vers le Nord-Ouest. Il y croisera une humanité brutale ou pathétique, qui semble écrasée par le paysage. Fauché, il n’hésite pas à prendre la mer, pour la pêche au thon dans l’Océan Indien, sur « la Perle des mers », bien mal nommée, car les deux semaines à bord y seront un enfer. La fuite en avant continue vers le Nord jusqu'à la rencontre des aborigènes. Est-ce le rythme indolent des journées, les parties de pêche, les discussions du soir ou la magie des mythes aborigènes qui lui apportent un apaisement ? Est-ce le bout du voyage ?

Avec Nullarbor, David Fauquemberg a obtenu le premier prix « Nicolas Bouvier », décerné lors du Festival Etonnants Voyageurs ». Raison de plus pour le glisser dans votre sac à dos…ou votre valise !

Le Trône de fer / George R.R. Martin

Par Vincent, juin 2012

 

Vous en avez peut-être déjà entendu parler. La série télévisée issue de cette saga fait un tabac en ce moment et relance l’engouement pour le livre, véritable best-seller qui paraît aux Etats-Unis depuis 1996… Je veux parler du roman d’heroïc-fantasy Le Trône de Fer, du « Tolkien américain » George R.R. Martin.

Ainsi, ce fut par la série TV que je découvris cet univers médiéval fantastique, à l’imaginaire foisonnant, mais réaliste et sombre. Très vite, j’ai voulu lire le livre… et me voilà plongé dans le monde le plus captivant qu’il m’ait été donné de découvrir depuis le «Seigneur des Anneaux» !
N’étant a priori pas un fanatique de littérature du genre, je m’y engouffrais avec prudence… Mais, au fur et mesure de ces dernières nuits, avançant toujours plus loin dans cette trame narrative et la variété de ses voix, je me retrouve aujourd’hui prisonnier du talent de l’auteur ! Je ne peux plus en sortir… et ma vie sociale, depuis quelques temps, se réduit comme peau de chagrin. Ma compagne même me lance des ultimatums pendant que le chat miaule désespérément face à un bol de croquettes vide ! Et c’est sur mes dernières forces morales que je me retiens, tel un toxicomane en début de cure, de lire sur mon lieu de travail (car, non, ce n’est pas ce que font les bibliothécaires dans leur antre). Voilà où j’en suis.
Voilà, ce qu’est devenue ma vie depuis le jour maudit de ma rencontre avec ce livre !
Je vous en déconseille donc vivement la lecture.

Le Souffle des marquises / Muriel Bloch

 Par Nathalie, mai 2012

 

Il y a plus de 30 ans, Muriel Bloch est tombée dans la vaste marmite des contes. Elle y bouillonne joyeusement depuis, en compagnie d'histoires de tous horizons qu'elle met en bouche et en mots avec grand talent.

 Deux de ses récits sont plus particulièrement à l'honneur à la Médiathèque :

- L'Ogre Babborco, illustré par Andrée Prigent – Didier jeunesse (collection A petits petons) :

Conte traditionnel sarde où le petit Pietrino arrive à à se jouer de l'ogre qui terrorise le village après lui avoir servi un plat de crottes de bique en guise de gnocchis !

- Le Souffle des Marquises, écrit avec Marie-Pierre Farkas – Naïve :

Cette trilogie romanesque nous fait voyager de Lille à la Nouvelle-Orléans en passant par le Paris de la Commune sur les traces d'Eléonore et sa fille Carmel, musiciennes passionnées. Les fanfares du Nord, la naissance du jazz et les sambas brésiliennes jalonnent leur parcours en compagnie d'Adolphe Sax, Louise Michel, Georges Gershwin ou encore Louis Armstrong... Un grand voyage musical !

 

Chroniques de Jérusalem / Guy Delisle

Par Anouk, avril 2012

 

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Chroniques de Jérusalem de Guy Delisle

Cette BD a reçu le prix du meilleur album au festival d’Angoulême 2012. L'auteur y raconte son quotidien de père de famille au fil de l'année qu'il a passée en Israël. Sans porter de jugement définitif et souvent avec humour, Delisle laisse éclater les questions fondamentales et offre de Jérusalem une vision très contrastée. Je vous recommande d'enrichir cette lecture par la découverte de deux autres BD qui traitent aussi de la situation israëlo-palestinienne :

- Comment comprendre Israël en 60 jours (ou moins) de Sarah Glidden

L'auteur, américaine, raconte avec émotion son voyage en Israël, réalisé dans le cadre d'un programme organisant des séjours pour les jeunes juifs qui n'ont jamais visité le pays. Elle s'attend à un voyage de propagande, mais découvre une réalité bien plus complexe.

- Gaza 1956 : En marge de l'histoire de Joe Sacco

En 1956, à Gaza, plus de 270 Palestiniens auraient été tués par l'armée israélienne. En 2003, Joe Sacco, journaliste, se rend sur place pour recueillir des témoignages de survivants. Il tire ce récit de son voyage.

Le Vide et le Plein : Carnets du Japon / Nicolas Bouvier

Par Vincent, mars 2012

 

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Le Vide et le Plein : Carnets du Japon, Nicolas Bouvier, Hoëbeke, 2009 (Étonnants voyageurs)

Le Japon, c’est l’aboutissement du voyage ; après, on n’a plus terre sous ses pieds ; après, on aborde le vide pacifique… C’est l’extrême orient où la terre se fracture et où la mer, monstre mythologique, se fige en estampe sous la vaillance du Mont Fuji…
Dans ces carnets, écrits lors d’un deuxième séjour au Japon en 1964, Nicolas Bouvier (1929-1998) nous invite à découvrir ce pays à travers le regard acéré et diablement poétique de celui qui est, à juste titre, considéré comme le plus grand écrivain-voyageur de notre temps.
À l’image des confettis formant l’archipel nippon, ces textes sont autant de fragments d’îles, tout en nuances, constituant une intimité singulière avec ce pays où, paraît-il, le soleil se lève.
L'écrivain nous offre ici une mosaïque contrastée d’émotions, de couleurs et d’humour face à un pays qui ne se laisse pas forcément apprivoiser, qui renâcle parfois à la tendresse, en se cuirassant dans une certaine idée de la perfection…
Mais le talent trouve toujours des passerelles par delà le fossé des cultures, et nous offre, dans une infinie générosité, une proximité saisie sur le vif avec un pays « non pas tant mystérieux que mystifiant ».
Le Japon, c’est aussi l’invité, en mars et avril, de la médiathèque, par le biais d’une jeune ambassadrice, poète de son état, Saori Fukasawa, invitée en France par le collectif Citizen Art (voir la programmation de la médiathèque pour les rencontres et animations proposées).

Oh Boy / Marie-Aude Murail

Par Nathalie , février 2012


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La représentation du spectacle Oh boy ! est l'occasion de redécouvrir le roman éponyme de Marie-Aude Murail et son œuvre conséquente.
Parmi la centaine d'écrits de l'auteur, la médiathèque recense 55 titres : nouvelles, essais, récits, romans d'amour, d'aventure, policiers, fantastiques... il y en a pour tous les âges et pour tous les goûts !
Les plus jeunes s'engageront ainsi dans l'aventure sur Le Chien des mers en compagnie de Jean et des corsaires partis combattre les Anglais.
Les péripéties familiales d'Emilien, sa mère et sa chère et tendre Martine-Marie feront sourire les ados et leurs parents tandis que Nils Hazard (professeur d'étruscologie à la Sorbonne, s'il vous plaît !) entraînera ses lecteurs dans sa chasse aux énigmes.
Quant à Violaine, La fille du docteur Baudouin ; Louis, stagiaire de troisième chez Maïté Coiffure ; Cécile, toute jeune enseignante dans Vive la République ! ou encore Kléber et son frère Simple, à l'instar de la fratrie Morlevent d'Oh Boy !, on entrera aisément dans leurs univers où l'optimisme prend le pas sur les soucis.

Les poules / Célia Lewis

Par Céline, janvier 2012

 

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Poules, les connaître, les choisir, les élever de Célia Lewis, éditions Delachaux et Niestlé, 2011

Le début d'année est le moment ou jamais de faire preuve d'originalité et le moins que l'on puisse dire est que ce livre n'en manque pas.
Certes, la grande majorité d’entre nous n’élèvera sans doute jamais des poules mais les superbes illustrations poussent à aller plus loin dans la découverte. On se surprend donc vraiment à se passionner pour la race du Combattant Indien, qui pond très peu (information capitale pour la survie de cette espèce) ou de la Rhode Island rouge, présente dans les tous les bons poulaillers d’Europe. D’autres encore n’existent que pour l’ornement. Enfin, la Serama ne fait que quelques centaines de grammes et sert d’animal de compagnie en Malaisie. Avouez qu’il serait dommage de ne pas le savoir ! De plus, cela vous permettra d'étaler votre culture générale sur l'élevage avicole dans tous vos dîners mondains. Succès garanti !
Caractéristiques et personnalités, vous découvrirez tout sur les cent races les plus communes. Autre point non négligeable, les aquarelles sont criantes de vérité. Ce livre fera donc autant le bonheur des amateurs de poules que d'art.

Musique en ligne

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